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Dictionnaire du Mouvement Ouvrier Seynois
Notices rédigées par
Jacques GIRAULT
 
MICHEL Louis, Marius
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MICHEL Louis, Marius.

Né à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 22 juillet 1911, Louis Michel, pupille de la Nation à la suite du décès de son père pendant les combats de la première guerre mondiale, passa son enfance dans l'île de la Réunion, puis s'engagea comme mousse. Pendant son service militaire dans l'Aéronavale à Istres, il fut sanctionné. Adhérent des Jeunesses communistes et du Parti communiste depuis 1934., syndicaliste, sanctionné à la suite d'une grève des inscrits maritimes, il vint travailler comme ouvrier soudeur à l'arc aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne (Var). Habitant Ollioules (Var), il épousa Lina, Antinea Biagiotti, née en 1921, en Italie, fille d'un communiste italien réfugié en France depuis 1927, ami de Cerreti (Allard, voir ce nom). Ils eurent un fils.

Exerçant diverses responsabilités syndicales et dans les organisations communistes, Michel fut licencié des chantiers à la suite d'une grève dans l'été 1936. Il travailla alors dans diverses entreprises des régions toulonnaise (Degréane, La Provençale) ou marseillaise (Coder à Gardanne, raffineries de Berre) avant d'entrer dans la fabrique Acétylène-Air liquide à La Seyne.

Mobilisé dans l'Aéronavale à Hyères (Var), Michel fut muté dans les Chasseurs alpins. Démobilisé en Ardèche, il revint à Ollioules et reprit contact avec les communistes qui réorganisaient clandestinement le Parti. On lui demanda d'adhérer à la Légion des combattants en 1941. Membre de l'O.S., il dirigea le sabotage de l'Air liquide (16 décembre 1942). Envoyé dans la région de Brignoles, sous le pseudonyme du "Brulé", responsable politique du secteur Brignoles-Barjols-Aups, il organisa la 5eme compagnie des F.T.P.F. et supervisa le maquis F.T.P.F. - M.O.I. de La Loube (La Roquebrussanne). Il participa aux combats dans la région d'Aups-Barjols

A la Libération, Michel devint membre de la commission municipale provisoire d'Ollioules acceptée par le Préfet, le 26 septembre 1944. Secrétaire de la cellule communiste d'Ollioules, membre du bureau fédéral du Parti communiste en 1946, secrétaire de l'association des anciens F.F.I.-F.T.P.F. (permanent en 1946-1948), membre du comité directeur des Combattants de la Liberté (1948), il dut quitter le Var pour travailler à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), puis dans le Nord. Revenu à Ollioules en 1958, à nouveau secrétaire de la cellule communiste, correspondant local du quotidien communiste Le Petit-Varois, secrétaire local de l'A.N.A.C.R., il dirigea la liste communiste aux élections municipales de 1959 et de 1965.

Michel mourut à Ollioules, le 23 juillet 1973.

Sa femme, membre du Parti communiste depuis 1941, milita dans la Résistance (agent de liaison et propagande auprès des femmes). Trésorière départementale de l'A.N.A.C.R. dans les années 1970-1980, elle en devint la présidente en 1988, tout en appartenant à son Conseil national. Elle fut conseillère municipale communiste d'Ollioules (1977-1983).

SOURCES : Arch. Dép. Var : 18 M 94 - Arch. Com. Ollioules. - Presse locale. - Sources orales. - Renseignements fournis par les intéressés.

Jacques GIRAULT et J.-M. Guillon.